S'il y a bien un cadeau que je ne m'attendais pas à recevoir un jour, c'est celui-là ! Mais la semaine dernière, j'ai effectué un vol en avion de chasse. Ca s'est passé à Rennes, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça a été intense ! Pourtant, ça a commencé très doucement. Le jour J, je me suis rendu à l'aéroport où j'ai fait la connaissance de Max, mon pilote-instructeur, qui m'a fait un briefing sur les consignes de sécurité. Puis je suis allé aux vestiaires enfiler ma combinaison de vol et prendre mon casque-micro avant de rejoindre enfin le tarmac. C'est là que m'attendait le Fouga Magister. L'avion n'avait certes pas le look d'un avion de chasse, mais offrait bien toutes les sensations d'un vol en avion de chasse, comme je n'allais pas tarder à m'en rendre compte ! Je me suis installé sur le siège arrière, ai bouclé mon harnais de sécurité, et quelques minutes plus tard, on était partis. Je serais bien incapable de vous décrire ce qu'on ressent lorsque l'appareil se retrouve face à la piste, paré au décollage. C'est un mélange de peur et d'excitation résolument unique. Un peu ce qu'on peut ressentir lorsqu'on s'approche un peu trop près du rebord du toit d'un building, vous savez ? Mais en beaucoup, beaucoup plus intense, évidemment. Pourtant, au début, il n'y a pas eu de quoi fouetter un chat. C'en était presque décevant, d'ailleurs. Le décollage s'est fait en douceur, contrairement à ce que j'avais imaginer. Mais ce n'était là que la salle d'attente avant le grand frisson. Car quelques minutes plus tard a commencé le vol acrobatique, et là, je peux vous dire que c'est devenu véritablement dément. Dès le premier break, j'ai compris que ça allait être violent. Je me suis pris 5G dans la tronche. Je vous laisse imaginer la violence du schmilblick ! Et ce n'était qu'un début. Les figures se sont enchaînées sans le moindre temps mort. La séance acrobatique n'a duré que dix minutes, mais à la fin du vol, j'avais l'impression d'être resté pendant une heure dans un sèche-linge à pleine puissance. Et vous savez ce qu'il y a de pire dans tout ça ? C'est que j'ai adoré. En fait, si j'en avais l'occasion, je recommencerais sans hésiter. Si vous êtes comme moi un frappadingue, je vous mets le lien vers mon vol en avion de chasse à Rennes.
lundi 19 juin 2017
lundi 12 juin 2017
Les raisons des tensions contre le Qatar
Quelques deux semaines après un déplacement annoncé comme historique en Arabie Saoudite où le monde arabe sunnite se proposait de montrer un visage uni et solidaire au Président américain, l’édifice envisagé comme inébranlable vient de connaître son démantèlement avec la rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie Saoudite et le Qatar. Cette rupture des relations a été immédiatement suivie par celles des « usual suspects » ou la bande des pays clients de l’Arabie Saoudite soit l’Egypte, le pouvoir légal en exil du Yémen, le Bahreïn et enfin les Emirats arabes unis, l’allié indéfectible de Ryad. La goutte qui apparemment a fait déborder le vase est le vrai faux « fake news » démenti par Doha faisant part de l’appel téléphonique entre le Président iranien nouvellement élu et l’Emir Al-Thani du Qatar, où ce dernier aurait qualifié l’Iran de « puissance régionale importante avec laquelle il fallait composer. » Vrai ou Intox, les autorités de l’Arabie Saoudite semble croire à sa sincérité. Or, il ne peut s’agir là de la seule raison, ni même de la principale. Rappelons que d’autres membres du Conseil de Coopération du Golfe, comme le Sultanat d’Oman ou encore le Koweït, avaient également félicité le Président Rouhani pour sa réélection et entretiennent de bonnes relations avec ce géant régional. La vérité est peut-être ailleurs. Rappelons ainsi qu’au lendemain de l’attentant du London Bridge, le troisième en trois mois qu’a connu l’Angleterre, on apprenait que le fameux rapport commandait par l’ancien premier ministre britannique Cameron sur le financement des groupes djihadistes allait enfin, après d’innombrables reports, être rendu public. C’est un secret de polichinelle que ce rapport, à l’instar de celui du 11 septembre diligenté par le congrès américain, pointe le doigt vers l’Arabie Saoudite et ses ressortissants comme principale source de financement de ces mouvements terroristes. Ainsi, à un moment où le premier ministre anglais déclare que la tolérance britannique allait cesser face à l’idéologie islamiste, c’est un euphémisme que de dire que cela arrangeait fort bien Ryad de jeter au loup ce voisin encombrant qu’est le Qatar en le désignant comme financier de ces mouvements. Or, s’il est vrai que le Qatar finance des mouvements islamistes, il ne s’agit pas des mêmes que financent les Saoudiens et en tout cas pas de ceux qui continuent de perpétrer des attentats en occident. En effet, le Qatar finance et soutient le mouvement des Frères musulmans, qui est un mouvement politique initiatique et hiérarchisé qui vise à imposer un gouvernement islamique par les urnes. Ce mouvement, n’est actif qu’en Egypte où il est en conflit avec le Maréchal Sissi, l’ancien attaché de défense égyptien à Ryad, qui a renversé leur Président Morsi, lui, pour le coup, démocratiquement élu. Les saoudiens, eux en revanche, financent les mouvements ultra salafistes marqués par la pensée de leur idéologue wahhabite, ibn Wahab, père fondateur de la version la plus rétrograde d l’Islam. Il est également vrai que les saoudiens ont aussi une dent personnelle contre les Qataris qui, eux aussi wahhabite, ont une égale prétention que les Saouds sur le contrôle des deux villes saintes de l’islam.
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