vendredi 1 décembre 2017

Traverser l'Arctique

Ce mois-ci, j'ai effectué un voyage en Norvège. Rien de bien extraordinaire, si ce n'est que j'ai découvert le pays d'une manière originale : à bord d'un Hurtigruten. C'est à mon avis l'une des façons les plus plaisantes de pénétrer dans les régions les plus au nord du globe : à bord des légendaires navires à vapeur Hurtigruten, qui depuis plus d'un siècle parcourent la côte depuis Bergen jusqu'au cœur du cercle arctique. Hurtigruten (qui signifie « Itinéraire rapide ») longe les dentelles de la côte, une région de fjords scintillants, de glaciers grinçants et de montagnes à fleur de ciel. Cette ligne de ravitaillement vitale pour les villes isolées du nord de la Norvège - certaines ne sont toujours accessibles que par la mer - est composée de navires à vapeur acheminant passagers, courrier et marchandises vers 35 ports lors d'un voyage aller-retour de 5150 kilomètres (les allers simples sont aussi possibles). Les excursions à terre sont nombreuses, par exemple une journée dans l'historique Trondheim (troisième plus grande ville de Norvège et capitale jusqu'aux années 1200), ou une escale à Bodø (portail des îles Lofoten). Tromsø mérite également d'être présentée. Plus grande ville à l'intérieur du cercle arctique dans les pays nordiques, elle abrite l'université, la brasserie et la cathédrale les plus au nord du monde (ce qui lui vaut le surnom de « Paris du Nord »). C'est aussi l'un des meilleurs endroits pour observer les aurores boréales. Le planétarium boréal de Tromsø permet notamment de découvrir les lois scientifiques qui régissent ces célèbres drapés de lumière. Le voyage en bateau a ensuite continué jusqu'à Hammerfest, l'une des villes les plus au nord sur Terre, et l'éthéré Nordkapp (cap Nord), une falaise de granit à pic qui s'élève à 300 mètres au-dessus de la glaciale mer de Norvège. Le plateau du Cap est un endroit lunaire, aussi sauvage qu'abandonné : rien n'y pousse. Impossible de contempler ce paysage désolé sans éprouver un frisson. Tous les touristes ne semblent pas apprécier cette désolation, et préfèrent le bar à champagne de l'observatoire situé au sommet de la falaise, où l'on a l'impression d'être sur le point de « basculer par-dessus le bord du monde » (pour reprendre les mots écrits par un pèlerin italien en 1664). Le dernier port s'appelle Kirkenes, 385 kilomètres au-dessus du cercle arctique, à la frontière avec la Russie. Là, le navire fait demi-tour et retourne chez lui. Cette croisière ne s'apparente, ni dans ses paysages, ni dans ses navires, à une croisière telle qu'on peut l'imaginer. Ici, pas de ville flottante. Les navires Hurtigruten, qui ne s'encombrent pas d'un casino ou un d'un spa, ne sont pas des paquebots, et c'est précisément là que réside leur charme. Les cabines sont plus modestes que luxueuses, mais une fois le voyage entamé, tout est éclipsé par mère Nature : des fjords au bleu profond, un océan implacable, des ciels aveuglants et, avant tout, l'impression palpable d'aventure dans la partie la plus au nord du globe. La neige et le froid me manquent tellement que je me suis décidé à m'offrir une randonnée en motoneige le mois prochain. Cela ne vaudra certes pas le cercle arctique, mais l'activité peut tout de même être intéressante. J'ai hâte d'avoir la sensation de me retrouver dans un roman de Jack London. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur ce de randonnée en motoneige qui est très bien rédigé sur ce thème.

jeudi 30 novembre 2017

Les nouveaux axes de la mobilité

 Lorsque les ménages se détournent de l’achat de véhicules neufs, que les véhicules vieillissent et que l’essentiel des marchés de l’après-vente tendent à s’éloigner de leurs réseaux, les constructeurs subissent le contrecoup (non prévu) des efforts qu’ils ont fait pour rendre leurs véhicules plus fiables et du peu d’efforts qu’ils ont fait pour contenir la progression des prix de leurs produits. Ils doivent alors se battre contre leur marginalisation sur le marché de la pièce : c’est au moins aussi stratégique pour eux que de s’intéresser à l’autopartage et au covoiturage. Du côté de la SNCF (Kéolis) se développe une vision de la multi-modalité à la fois très modeste et très réaliste. C’est la gamme des outils de mobilités et sa capacité à améliorer en termes écologiques et sociaux la qualité du service rendu sur les différents territoires qui est visée. Cette vision des nouvelles mobilités s’ancre d’abord sur une reconnaissance de la complexité des comportements de mobilité et des chaînages intermodaux qui existent déjà. Pas plus qu’il n’était raisonnable dans le passé de rêver de transferts modaux massifs, il n’est raisonnable de penser que les TIC où la généralisation des smartphones vont générer un processus d’optimisation continu des chainages intermodaux. Dans ce raisonnement, le fait de se poser en développeur d’une partie de la gamme, de s’inscrire dans la stratégie d’une entreprise qui souhaite l’élargir et de continuer d’être porteur d’un raisonnement en termes de service public semble conduire à reconnaître l’importance de tous les modes, y compris ceux qui ne sont pas maîtrisés. Ainsi, la SNCF raisonne-t-elle en percevant clairement l’importance de la voiture – y compris en propriété - , du vélo et de la marche à pied. Sa principale préoccupation semble être de maintenir les systèmes de mobilité ouverts, non pas pour en proposer une ingénierie numérisée d’optimisation, mais pour les laisser s’ajuster en fonction de dynamiques dont l’expérience conduit à constater qu’on les maîtrise mal. Ainsi, Autolib’ est imaginé volontiers comme un moyen de permettre à certains ménages de se déséquiper et/ou de ne pas s’équiper alors qu’ils auraient pu être tentés de le faire. Certains observateurs suggèrent aujourd’hui que l’inverse se produit et que l’on verrait des utilisateurs des transports publics reprendre goût à la voiture, voire finir par s’équiper. De la même manière, Blablacar pourrait non seulement générer des transferts modaux du fer vers la route, mais également générer des trajets qui n’auraient pas été effectués en l’absence de ce nouvel outil. Il y a donc dans le développement de ces nouvelles mobilités une complexité et un défaut de maîtrise des concepteurs ou des promoteurs que l’on doit accepter. Pour avoir une chance de les massifier, nous devons les appréhender en considérant les logiques passées et leurs enseignements, afin de nous prémunir contre des visions prospectives qui feraient l’erreur de ne penser les systèmes automobiles et leurs évolutions, qu’à travers le prisme des acteurs et des usages prétendument dominants.

mardi 14 novembre 2017

Le commerce de la cohésion d'équipe

Une entreprise de construction d'équipe de la Nouvelle-Caroline apporte des années d'expérience Leaders Speakers, une entreprise relativement nouvelle de leadership et de team building qui a pénétré le marché de la Caroline en 2104, a facilité les activités de team building pour de nombreuses entreprises afin d'augmenter leur productivité grâce à des activités de team building amusantes. De nombreuses entreprises utiliseront une société de team building pour compléter leurs conférences ou retraites en donnant à leurs employés une pause lors d'une conférence de travail. Les activités de construction d'équipe sont conçues pour permettre aux individus de participer à des jeux de construction d'équipe amusants afin de les impliquer les uns les autres non seulement en tant qu'événement actif, mais aussi en faisant la promotion du vrai travail d'équipe. Une entreprise de construction d'équipe communiquera avec le service des ressources humaines d'une entreprise pour trouver une activité de consolidation d'équipe qui fera l'affaire. Certaines des activités de renforcement d'équipe les plus populaires qu'une entreprise de construction d'équipe offrira est un événement de construction d'équipe de construction de bicyclettes. Les participants seront impliqués dans la mise en place des vélos qui seront donnés à un organisme de bienfaisance à la fin de l'événement. Les autres activités de renforcement d'équipe comprendront; défi de mini-golf, l'assemblage d'animaux en peluche qui sont donnés à la police locale et les services d'incendie pour les enfants qui ont perdu certaines de leurs choses dans une catastrophe. Il y a quelques autres activités de construction d'équipe qui sont offertes et peuvent être étudiées sur le site Web de l'entreprise ainsi que des activités personnalisées. Ce que vous devriez attendre d'une entreprise de construction d'équipe pour fournir Leaders Speakers a réalisé un travail d'équipe pour un large éventail d'entreprises et d'organisations, y compris les gouvernements locaux et fédéral. Steven Stasczak, le propriétaire de l'entreprise, est issu d'une expérience de vente et de gestion professionnelle avant de travailler avec plusieurs sociétés de formation en leadership. Il a de l'expérience dans la mise en place de nombreux ateliers de travail d'équipe et de présentation partout aux États-Unis en travaillant avec de nombreuses entreprises Fortune 500. Le bureau principal de Leaders Speakers est situé à Charlotte NC et dessert toute la moitié est des États-Unis. Leaders Speakers croit qu'une entreprise de team building devrait être capable de réaliser et de faciliter des événements de team building qui ont un impact durable sur les participants et a prouvé cela à de nombreuses entreprises qui ont choisi Leaders Speakers comme facilitateur pour des activités de team building ou de prise de parole en public. des ateliers pour aider les employés à devenir des présentateurs plus confiants et persuasifs. De plus en plus d'entreprises affectent davantage de leurs employés à la gestion des présentations et ont la capacité de s'adresser à un large public. Que rechercher dans une société de Team Building Une bonne entreprise de construction d'équipe devrait fournir un aperçu solide et un semblant de résultats qu'une entreprise peut s'attendre à tirer d'un événement de renforcement de l'équipe ou de formation en leadership. Plusieurs fois, les entreprises ont été déçues des résultats qu'elles pensaient obtenir d'une entreprise de construction d'équipe. La meilleure chose à faire est de faire une liste d'objectifs et de les associer à une entreprise et à des événements qui correspondent à la facture. Leaders Speakers donne des conseils gratuits et des citations pour toute formation de renforcement d'équipe ou de leadership que vous prévoyez pour votre entreprise. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce challenge commercial.

Profiter dans une villa de ouf... Check!


jeudi 9 novembre 2017

Pour améliorer l'enseignement primaire et secondaire

La performance du système scolaire suppose de pouvoir répartir et affecter les enseignants de manière différenciée en fonction des besoins. Pour ce faire, aucune mesure fine et restituée selon plusieurs niveaux de granularité des situations scolaires n’est à ce jour utilisable. L’affectation des enseignants continue à être dominée par un barème d’application automatique qui ne tient pas compte des besoins de l’éducation nationale autre que de nature quantitative et n’intègre pas les compétences spécifiques des enseignants, leur mode d’évaluation n’étant pas prévu à cet effet. L’adéquation entre leur profil et le poste qu’ils sont amenés à occuper est loin d’être garantie, d’autant que le nombre des postes dits à profil, laissant une marge accrue de décision à l’administration, demeure limité et que, même dans ce dispositif, les chefs d’établissement participent peu au choix. L’organisation du service des enseignants reste déterminée par des logiques de corps indifférentes aux conditions réelles d’exercice, ce qui est source d’inégalités entre les enseignants eux-mêmes. L’affectation massive d’enseignants en début de carrière et de remplaçants contractuels dans les postes les plus exigeants demeure un obstacle majeur que le ministère ne sait toujours pas surmonter, les dispositifs mis en place pour accroître l’attractivité de certains de ces postes, principalement au sein de l’éducation prioritaire, étant de trop faibles palliatifs. La difficulté chronique pour couvrir les remplacements de courte durée est révélatrice d’un système de gestion trop rigide pour s’adapter à la réalité quotidienne des besoins du système éducatif, faute de gestion de proximité, d’autonomie donnée aux chefs d’établissement, et de possibilité de moduler le service des enseignants. Cette question illustre la propension du système scolaire à ne pas s’affranchir de ses propres contraintes, quand bien même il s’agit de répondre à des besoins de souplesse et de réactivité accrues.

jeudi 28 septembre 2017

L'aviophobie

Surmonter la phobie volante (aviophobie), la peur de la turbulence, les attaques de panique, l'anxiété, ou & lsquo; et si? & Rsquo; des soucis. Voyagez et explorez le monde avec des amis et une famille en toute sécurité, détendue et confortable. Le coaching, la peur des astuces de vol et l'hypnose et le PNL font disparaître la peur. Techniques d'hypnose et de PNL pour surmonter la peur de voler Des craintes expliquées Comment aider quelqu'un à surmonter la peur de voler Techniques d'hypnose et de PNL pour surmonter la peur de voler Il existe de nombreuses techniques d'hypnose et de PNL pour vous aider à surmonter la peur de voler à jamais, comme la technique d'exposition, la désensibilisation systématique, le traitement de la phobie rapide en PNL, la double dissociation et la visualisation. Toutes ces techniques visent à briser le modèle de phobie et à reprogrammer un nouveau motif dans votre tête. Certains médecins prescrivent même des médicaments pour vous aider avec la peur. D'abord et avant tout, dans mon expérience avec moi-même et mes clients, la façon la plus forte d'aider quelqu'un est de leur permettre de réaliser la vérité. La vérité interrompt toute fausse croyance et toute phobie alors que vous vous rendez compte de ce qui est vrai. Nous utilisons ensuite des techniques d'hypnose et de PNL si nécessaire. La plupart des gens ont peur de voler parce qu'ils ont associé le vol avec une peur. Laissez-nous regarder certaines craintes communes aussi bien que la vérité. Des craintes expliquées Peur de la turbulence: craignez que le vent ne domine l'avion et ne jette l'avion dans l'air. Peur de voler-phobie-toronto Vérité: la turbulence est un mélange différent d'air entre eux. Il ressemble à de l'eau dans un ruisseau qui rebondit autour des roches solides. Les ailes sont spécialement conçues pour être flexibles et se déplacer facilement. Ils sont également conçus de manière extra forte pour faire face à beaucoup plus de vent alors qu'ils ont réussi à expérimenter. Peur de l'échec du moteur: craignez que les moteurs échouent et que l'avion se bloque. Vérité: les moteurs connaissent rarement des problèmes. Si il y a des problèmes mineurs, il est habituellement lorsque l'avion est au sol. Dans de rares cas, si un ensemble de moteurs échoue, les avions ont toujours au moins un autre ensemble de sauvegarde. Même si tous les moteurs ne fonctionnent pas, l'avion glisse dans l'air pendant plus de 100 kilomètres sans pouvoir. En fait, la plupart des avions éteignent leurs moteurs lors de l'atterrissage, alors vous avez déjà expérimenté cette vérité. Situations d'urgence: la peur que vous rencontrez dans une situation d'urgence. Vérité: tous les travailleurs de l'avion sont hautement qualifiés pour faire face à de nombreuses situations d'urgence différentes. Mon ami m'a dit qu'elle a étudié plus pour devenir une agent de bord que pour toutes ses années à l'université. Comment aider quelqu'un à surmonter la peur de voler Mettre en place une consultation ou une session gratuite avec Giovanni Maccarrone B.A., C.L.C. pour finalement apprendre à battre la peur de voler. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site internet sur ce de stage pour lutter contre la peur de prendre l'avion qui est très bien élaboré sur ce thème.

mardi 11 juillet 2017

Développer le train

Sans céder au déterminisme géographique, il paraît évident que la France ne présente pas les mêmes atouts topographiques que les pays du Benelux, l’Allemagne, ou les Etats-Unis. Certes, elle occupe une position de carrefour en Europe, mais si on observe un peu plus en détail ses caractéristiques géographiques et économiques, il apparaît que notre pays pâtit de certains handicaps. Première superficie en Europe, comptant des bassins industriels relativement faibles et inégalement répartis sur le territoire, abritant de larges zones peu densément peuplées, la France ne possède pas a priori une géographie d’emblée favorable à l’essor du fret ferroviaire. Surtout si l’on compare la France à l’Allemagne, avec son bassin industriel de la Ruhr très bien embranché aux ports de la façade nord de l’Europe. Autrement dit, la France se trouve dans une situation intermédiaire particulière, car elle ne possède pas un tissu industriel suffisamment dense et cohérent comme les pays du Benelux ou l’Allemagne, ni la surface critique des États-Unis où le fret ferroviaire conserve une réelle valeur ajoutée sur de très longues distances. Le réseau ferroviaire français a une envergure bien plus modeste que le réseau routier et autoroutier. On compte en 2008 un peu moins de 30 000 kilomètres de voies relevant du réseau ferré national et actuellement ouvertes à la circulation, contre 1 million de kilomètres de routes et autoroutes. Les autoroutes, à elles seules, représentent un tiers de linéaire du réseau ferré national. Dès lors, il n’est guère étonnant de constater que l’on a enregistré en 2008 que 94 millions de trains-kilomètres1. Par ailleurs, l’on n’a compté à la même époque 200 millions de trajets camions dont 80 % de moins de 150 kilomètres. Il faut donc compter sur 40 millions de trajets camions longue distance (plus de 150 kilomètres) en concurrence directe avec le fret ferroviaire, représentant 6 milliards de camions-kilomètres.

lundi 19 juin 2017

Un vol en avion Fouga

S'il y a bien un cadeau que je ne m'attendais pas à recevoir un jour, c'est celui-là ! Mais la semaine dernière, j'ai effectué un vol en avion de chasse. Ca s'est passé à Rennes, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça a été intense ! Pourtant, ça a commencé très doucement. Le jour J, je me suis rendu à l'aéroport où j'ai fait la connaissance de Max, mon pilote-instructeur, qui m'a fait un briefing sur les consignes de sécurité. Puis je suis allé aux vestiaires enfiler ma combinaison de vol et prendre mon casque-micro avant de rejoindre enfin le tarmac. C'est là que m'attendait le Fouga Magister. L'avion n'avait certes pas le look d'un avion de chasse, mais offrait bien toutes les sensations d'un vol en avion de chasse, comme je n'allais pas tarder à m'en rendre compte ! Je me suis installé sur le siège arrière, ai bouclé mon harnais de sécurité, et quelques minutes plus tard, on était partis. Je serais bien incapable de vous décrire ce qu'on ressent lorsque l'appareil se retrouve face à la piste, paré au décollage. C'est un mélange de peur et d'excitation résolument unique. Un peu ce qu'on peut ressentir lorsqu'on s'approche un peu trop près du rebord du toit d'un building, vous savez ? Mais en beaucoup, beaucoup plus intense, évidemment. Pourtant, au début, il n'y a pas eu de quoi fouetter un chat. C'en était presque décevant, d'ailleurs. Le décollage s'est fait en douceur, contrairement à ce que j'avais imaginer. Mais ce n'était là que la salle d'attente avant le grand frisson. Car quelques minutes plus tard a commencé le vol acrobatique, et là, je peux vous dire que c'est devenu véritablement dément. Dès le premier break, j'ai compris que ça allait être violent. Je me suis pris 5G dans la tronche. Je vous laisse imaginer la violence du schmilblick ! Et ce n'était qu'un début. Les figures se sont enchaînées sans le moindre temps mort. La séance acrobatique n'a duré que dix minutes, mais à la fin du vol, j'avais l'impression d'être resté pendant une heure dans un sèche-linge à pleine puissance. Et vous savez ce qu'il y a de pire dans tout ça ? C'est que j'ai adoré. En fait, si j'en avais l'occasion, je recommencerais sans hésiter. Si vous êtes comme moi un frappadingue, je vous mets le lien vers mon vol en avion de chasse à Rennes.


lundi 12 juin 2017

Les raisons des tensions contre le Qatar

 Quelques deux semaines après un déplacement annoncé  comme historique en Arabie Saoudite où le monde arabe sunnite se proposait de montrer un visage uni et solidaire au Président américain, l’édifice envisagé comme inébranlable vient de connaître son démantèlement avec la rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie Saoudite et le Qatar. Cette rupture des relations a été immédiatement suivie par celles des « usual suspects » ou la bande des pays clients de l’Arabie Saoudite soit l’Egypte, le pouvoir légal en exil du Yémen, le Bahreïn et enfin les Emirats arabes unis, l’allié indéfectible de Ryad. La goutte qui apparemment a fait déborder le vase est le vrai faux « fake news » démenti par Doha  faisant part de l’appel téléphonique entre le Président iranien nouvellement élu et l’Emir Al-Thani du Qatar, où ce dernier aurait qualifié l’Iran de « puissance régionale importante avec laquelle il fallait composer. » Vrai ou Intox, les autorités de l’Arabie Saoudite semble croire à sa sincérité. Or, il ne peut s’agir là de la seule raison, ni même de la principale. Rappelons que d’autres membres du Conseil de Coopération du Golfe, comme le Sultanat d’Oman ou encore le Koweït, avaient également félicité le Président Rouhani pour sa réélection et entretiennent de bonnes relations avec ce géant régional. La vérité est peut-être ailleurs. Rappelons ainsi qu’au lendemain de l’attentant du London Bridge, le troisième en trois mois qu’a connu l’Angleterre,  on apprenait que le fameux rapport commandait par l’ancien premier ministre  britannique Cameron sur le financement des groupes djihadistes allait enfin, après d’innombrables reports, être rendu public. C’est un secret de polichinelle que ce rapport, à l’instar de celui du 11 septembre diligenté par le congrès américain, pointe le doigt vers l’Arabie Saoudite et ses ressortissants comme principale source de financement de ces mouvements terroristes. Ainsi, à un moment où le premier ministre anglais déclare que la tolérance britannique allait cesser face à l’idéologie islamiste, c’est un euphémisme que de dire que cela arrangeait fort bien Ryad de jeter au loup ce voisin encombrant qu’est le Qatar  en le désignant comme financier de ces mouvements.  Or, s’il est vrai que le Qatar finance des mouvements islamistes, il ne s’agit pas des mêmes que financent les Saoudiens et en tout cas pas de ceux qui continuent de perpétrer des attentats en occident. En effet, le Qatar finance et soutient le mouvement des Frères musulmans, qui est un mouvement politique initiatique et hiérarchisé qui vise à imposer un gouvernement islamique par les urnes. Ce mouvement, n’est actif qu’en Egypte où il est en conflit avec le Maréchal Sissi, l’ancien attaché de défense égyptien à Ryad, qui a renversé leur Président Morsi, lui, pour le coup, démocratiquement élu. Les saoudiens, eux en revanche, financent les mouvements ultra salafistes marqués par la pensée de leur idéologue wahhabite, ibn Wahab, père fondateur de la version la plus rétrograde d l’Islam. Il est également vrai que les saoudiens ont aussi une dent personnelle contre les Qataris qui, eux aussi wahhabite, ont une égale prétention que les Saouds sur le contrôle des deux villes saintes de l’islam.

vendredi 5 mai 2017

Stupidité

En 1976, un professeur d’histoire économique de l’Université de Californie à Berkeley, Carlo M. Cipolla, a publié un livre décrivant les lois fondamentales de ce qui est pour lui la plus grande menace pour l’humanité: la stupidité. Comme l’explique Quartz, les règles établies par Carlo Cipolla n’ont jamais été aussi pertinentes qu’aujourd’hui. Nous sommes plus que jamais menacés de vivre dans une «idiotcracy». Carlo Cipolla, qui est mort en l’an 2000, soulignait que les gens stupides sont nombreux, irrationnels et qu’ils créent des problèmes pour les autres sans en tirer le moindre bénéfice ce qui affaiblit la société. Il n’y a aucune protection contre la stupidité. La seule façon pour une société de ne pas être emportée par le poids de ces idiots et pour ceux qui ne le sont pas de travailler plus et plus intelligemment. Carlo Cippolla avait établi 5 lois immuables de la stupidité. Peu importe le nombre d’idiots que vous imaginez autour de vous, vous sous-estimez invariablement le total. Pourquoi? Parce que vous partez du principe faux que certaines personnes sont intelligentes en fonction de leur travail, de leur niveau d’éducation, de leur apparence, de leur réussite… Ce n’est pas le cas. La stupidité est une variable constante dans toutes les populations. Toutes les catégories qu’on peut imaginer –de genre, ethnique, religieuse, de nationalité, de niveau d’éducation, de revenus– possède un pourcentage fixe de personnes stupides. Il y a des professeurs d’université stupides. Il y a des gens stupides au Forum de Davos, à l’ONU et dans toutes les nations de la terre. Combien y en a-t-il? Personne ne sait. Voir la Loi 1. Cette loi implique qu’il y ait trois autres sortes de personnes. Celles intelligentes dont les actions bénéficient à elles-mêmes et aux autres. Les voyous qui tirent des avantages pour eux-mêmes au détriment des autres. Et ceux qui enrichissent les autres à leur détriment. Les non stupides agissent de façon inconsistantes. Parfois, nous nous comportons intelligemment, parfois comme des voyous et parfois contre nos intérêts. Mais les stupides sont eux constants. C’est pour cela qu’ils sont si dangereux pour Marco Cipolla. «Les personnes stupides sont dangereuses et créent des dommages avant tout parce que les gens raisonnables ont du mal à imaginer et à comprendre des comportements aberrants. Une personne intelligente peut comprendre la logique d’un voyou. Une rationnalité détestable, mais une rationnalité… Vous pouvez l’imaginer et vous défendre… Avec une personne stupide, c’est absolument impossible. Une personne stupide va vous harceler sans aucune raison, pour aucun avantage, sans aucun plan et aucune stratégie… Vous n’avez aucune façon rationnelle de savoir quand, où, comment et pourquoi une créature stupide va attaquer. Quand vous êtes confronté à un individu stupide vous êtes complétement à sa merci…». C’est votre oncle qui ne peut pas s’empêcher de répandre des «fake news» sur les réseaux sociaux ou l’employé du service en ligne qui va vous raccrocher trois fois au nez et va finir par ne pas régler votre problème et vous en créer d’autres. Nous sous-estimons le stupide à nos risques et périls. Elle est plus dangereuse qu’un voyou car nous ne pouvons rien faire ou presque contre la stupidité. La différence entre les sociétés qui s’effondrent sous le poids de leurs citoyens stupides et celles qui surmontent cette difficulté tient à une chose: leur capacité à produire des citoyens se comportant de façon intelligente dans l’intérêt de tous. 

lundi 27 mars 2017

Prud'hommes: l'ex-agent SNCF qui avait dénoncé des pots alcoolisés débouté

  Les prud'hommes de Paris ont débouté lundi l'ancien salarié de la SNCF qui prétendait avoir été "ostracisé" parce qu'il était musulman et avait dénoncé une consommation régulière d'alcool de ses collègues, a constaté l'AFP.  Licencié en mars 2013 après une mauvaise évaluation à l'issue de sa première année, Slimane H. avait attaqué l'entreprise ferroviaire pour "discriminations et harcèlement moral" et demandait l'annulation de ce licenciement.    Il a été débouté de toutes ses demandes par le Conseil de prud'hommes, selon le délibéré rendu lundi. Les motivations du jugement n'étaient pas encore disponibles.    Le jeune homme, qui a depuis repris ses études, va faire appel, selon son avocat Me Antoine Fabre.   Il affirmait avoir été le seul définitivement recalé parmi d'autres aiguilleurs stagiaires n'ayant pas satisfait à l'évaluation réalisée une année après l'embauche.    Selon son avocat, il n'avait "pas pu bénéficier du repêchage habituel", "en raison de son apparence de musulman convaincu et parce qu'il ne buvait pas d'alcool".   Slimane H. avait filmé ses collègues. Dans une vidéo diffusée en juin 2014, l'on voit des agents de la gare de Saint-Lazare à Paris partager un punch dans un local de repos, puis l'un deux se tromper dans un aiguillage.    Suite à une enquête interne, huit cheminots avaient été sanctionnés, dont deux de deux jours de mise à pied ferme pour avoir consommé de l'alcool dans un poste de sécurité, selon la SNCF.  

mercredi 22 mars 2017

Qui les surveille?

Quand les élus sont au-dessus des lois, peut-on encore parler de démocratie ? C'est la question qui se pose depuis quelques semaines. Fillon a mis en lumière, de par ses affaires mais aussi de par ses réactions, tout ce qui ne va pas dans notre système. Dernièrement, j'ai encore effectué un incentive à La Valette, à Malte pendant lequel j'ai médité la question avec différents invités. Et j'ai vu dans quelle mesure cette affaire a profondément heurté les gens. A gauche comme à droite, le dépit était bien présent. Même les plus fervents supporters de François Fillon le soutenaient parce que les autres candidats leur semblaient trop légers, mais ils étaient tout aussi écœurés que moi par le comportement de leur challenger. Cette controverse a montré les nombreux dysfonctionnements à l'oeuvre dans le système français. Mais le pire, en ce qui me concerne, reste ce qu'a osé faire Fillon après ces révélations. Il a en effet renoncé à toute dignité : il s'est présenté en victime, a dénoncé les officines d'être à l'origine de tout ça, a dénigré les médias tant et plus... Flageller ceux-ci est certes un truc banal dans ce type d'histoires. Mais sur le coup, le clan Fillon a dépassé les bornes. Jean-Pierre Raffarin a tout simplement demandé à ce que les spectateurs huent les journalistes avant l'apparition de Fillon ! De la part d'un ex-ministre, cela en dit long sur l'état d'esprit du clan Fillon ! Notre démocratie a un vrai problème : les députés la considèrent comme une mamelle géante qui leur est due. Les habitudes de Fillon (et depuis si longtemps !) prouvent qu'aucun gendarme ne vérifie les dépenses des députés : ces derniers agissent en toute impunité. Il serait donc plus que temps de recadrer le parlement. D'autant que cela n'aurait rien d'extraordinaire ou de compliqué. Avant Sarkozy, par exemple l'Elysée n'était limité par aucun devoir de transparence. Mais Sarkozy a consenti à ce qu'un organisme surveille le budget de l'Elysée, et depuis, chaque euro qui y est dépensé est rendu public ! Une pratique on ne peut plus normale pour une démocratie, et il faudrait qu'une autorité soit accréditée à contrôler aussi les dépenses parlementaires. Quoi qu'il en soit, cet incentive à Malte m'a ravi. Voici l'agence qui l'a géré, si vous voulez jeter un oeil au programme.

mardi 28 février 2017

Désirer une grosse ?

«C’est compliqué» est une sorte de courrier du cœur moderne dans lequel vous racontez vos histoires –dans toute leur complexité– et où une chroniqueuse vous répond. Cette chroniqueuse, c’est Lucile Bellan. Elle est journaliste: ni psy, ni médecin, ni gourou. Elle avait simplement envie de parler de vos problèmes. Je m’appelle Eugénie, j'ai 29 ans et je pèse 130 kilos pour 1m75. Je suis donc obèse. Obèse morbide même. J'ai l'impression d'avoir passé ma vie à faire attention (et à être obsédée) par mon alimentation. J'ai perdu 30 kilos une première fois par moi-même. Je me suis privée et restreinte pendant trois ans. Puis un jour, j'ai vécu un évènement émotionnel et j'ai repris tout ce poids et plus. Je suis montée à 146 kilos. J'ai été opérée d'un bypass en 2012. J'ai alors perdu une cinquantaine de kilos et je suis arrivée à 96 kilos. Et là, j'ai été tellement complexée par mon ventre, et j'avais tellement l'impression d'être encore obèse et d'avoir enduré toutes ces épreuves pour rien que j'ai fait une dépression nerveuse. J'ai alors repris du poids et je suis maintenant à 130 kilos. J'ai conscience d'être un échec total et j'ai beaucoup de mal à trouver la force de recommencer. Aujourd'hui, je n'ai plus la force de recommencer un régime, de refaire ce parcours du combattant pour finalement peut-être reprendre encore une fois tout le poids perdu au bout de trois ans. Mais je n'arrive pas à vivre en paix avec le corps que j'ai actuellement car j'ai l'impression que ce n'est pas le mien et qu'il faut que j'en change pour pouvoir enfin trouver l'amour, être désirable, désirée et me sentir bien dans ma vie. Le problème c'est que je suis toujours dans l'attente du perdre du poids pour vivre. Et j’ai ce sentiment absolument étouffant du temps qui passe. De cette impression de gâcher ma jeunesse, de gâcher ma vie en peur, en angoisse et en questionnement. Je me dis qu'une personne obèse ne peut pas plaire, ne peut pas trouver l'amour, ne peut pas être intéressante... Donc dès que quelqu'un s'approche de moi, me dit que je suis belle, qu'il a envie d'être avec moi, je me bloque complètement parce que je me dis que cet homme est forcément fou. Seule une personne en misère émotionnelle et sexuelle, n'ayant pas d'autres choix pourrait avoir envie d'être avec moi. J'ai la conviction que seuls des gens complètement détraqués peuvent aimer un corps aussi difforme J'ai la conviction que les obèses n'ont pas le droit au désir et au sexe et encore moins à l’amour. Ou alors seulement avec des gens complètement détraqués qui sont finalement les seuls à pouvoir aimer un corps aussi difforme. Je suis en plus extrêmement complexée par mon ventre qui fait un tablier absolument dégoûtant. Et il y a même de la graisse au niveau du haut de mon pubis, qui fait comme une bosse finalement là où un pubis normal serait plat. Quand je vois une grosse avec un mec canon (ou un mec tout court d’ailleurs), je me dis toujours: «Il a dû la rencontrer quand elle était mince» ou «il a forcément un truc qui cloche ce mec». Parce que, comment peut-on aimer et pire désirer une grosse? Ce qui est paradoxal c'est que j'ai des amis qui m'adorent, j'ai eu des amants qui m'ont toujours affirmé aimer mon corps, des hommes qui m'ont dit que je suis belle et désirable. Mais à chaque fois, je me dis qu'ils ne peuvent pas être des hommes bien ou équilibrés puisqu'ils sont attirés par moi. J’espère que vous aurez une réponse pour moi… Ne serait-ce que pour récolter ensuite des témoignages en commentaire de personnes étant dans le même cas que moi, ou l’ayant été et ayant trouvé une solution à leur problème affectif.

Le billinguisme rend intelligent

Selon une étude menée par l'équipe d'Ana Inés Ansaldo, chercheuse au Centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal et professeure à l'université de Montréal, des années de bilinguisme agiraient sur le cerveau pour augmenter sa capacité de concentration –le fait de pouvoir s'atteler à une tâche sans être distrait par un afflux d'informations superflues. Non pas parce que parler deux langues «musclerait» notre cerveau et le rendrait plus fort, mais au contraire, parce celui lui permettrait de devenir moins gourmand en ressources énergétiques et dès lors plus efficient. Pour arriver à ce résultat, Ansaldo et ses collègues ont comparé les connexions fonctionnelles du cerveau de personnes âgées unilingues avec celles de personnes âgées bilingues, en demandant aux individus des deux groupes d'effectuer un exercice exigeant de se concentrer sur une information visuelle (la couleur d'un objet) et d'ignorer une information spatiale (l'endroit où l'objet apparaît) présentée simultanément. Il en ressort que les unilingues recrutent un circuit neuronal plus étendu et plus riche en connexions, tandis que le cerveau des bilingues en passe par un circuit plus limité, mais plus approprié au type d'information cible. En l'espèce, le cerveau unilingue exploite un ensemble de régions liées au traitement visuel, moteur et de contrôle de l'interférence, situées dans les lobes frontaux. Tandis que «le cerveau bilingue privilégie l'utilisation de la zone de traitement visuel située à l'arrière du cerveau. Cette zone est experte dans la détection des caractéristiques visuelles des objets, donc experte dans la tâche en question», explique Ansaldo. Selon la scientifique, «grâce à des années de pratique quotidienne de gestion de l'interférence entre deux langues, les bilingues sont devenus des experts dans la sélection des informations pertinentes et l'inhibition de celles qui pourraient distraire de l'objectif». Ce qui indiquerait que «le cerveau bilingue est plus efficace et économe, car il recrute seulement des régions expertes». Une rentabilité apparemment payante sur le long terme: vu que les bilingues obtiennent le même résultat en évitant de solliciter des régions frontales, sensibles au vieillissement, cette économie de moyens pourrait contribuer à expliquer pourquoi les bilingues semblent relativement protégés contre les manifestations de la sénescence du cerveau, et notamment les démences liées à l'âge.